Tentatives plurielles de constitution d’une mémoire manquante à la suite du génocide cambodgien dans la trilogie autobiographique de Rithy Panh
Mots-clés :
cinema, rithy panh, mémoire, khmers rougesRésumé
Rithy Panh, cinéaste franco-cambodgien, n’a de cesse, depuis le début de sa carrière, d’envisager sa filmographie comme le lieu privilégié d’une mémoire, à la fois personnelle et collective : celle du génocide cambodgien perpétré par les Khmers rouges entre 1975 et 1979. Mémoire collective car ces quatre années de génocide constituent, aujourd’hui encore, un épisode traumatique et en partie tabou de l’Histoire cambodgienne. Mémoire personnelle parce que Rithy Panh a lui-même été déporté de Phnom Penh par les Khmers rouges et qu’il a perdu toute sa famille au cours de la catastrophe. Emmenés par le futur dictateur Pol Pot, les Khmers rouges ont en effet organisé la déportation d’un très grand nombre1 de Cambodgiens au nom de la chasse au « nouveau monde » que représentaient les intellectuels, les artistes, les classes aisées et toutes les personnes ouvertes aux évolutions de la socialité, notamment au capitalisme. Le but était de préserver et de glorifier « l’ancien monde » : celui des paysans et du travail de la terre.
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