Des romans comme des fleuves
Pour une narratologie écopoétique de La Lézarde d’Édouard Glissant
Résumé
On proposera d’analyser un espace, plus précisément celui du fleuve, qui joue un rôle déterminant dans le roman d’Édouard Glissant intitulé La Lézarde. En effet, de toutes les réalités géographiques, il en existe peu qui figurent avec autant de naturel la dimension temporelle de l’existence. Héraclite prenait ainsi le fleuve pour l’image du devenir permanent de la vie : « Héraclite dit que tout passe et rien ne demeure ; et, comparant les choses au courant d’un fleuve, il ajoute que tu ne saurais entrer deux fois dans le même fleuve. » Dans cette dialectique constante de l’identité et de la différence, on peut sentir la parenté surprenante du fleuve et du récit. D’ailleurs, l’expression bien connue de « roman-fleuve », qui désigne des romans de longue haleine à plusieurs tomes et aux personnages récurrents, confirme cette affinité de l’élément narratif et de l’élément aquatique.
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